Variétés et standard du Spitz allemand LOF
Le Spitz allemand LOF élevé en France se décline en cinq variétés de taille reconnues par le standard FCI n°97 : le nain (Zwergspitz), le petit (Kleinspitz), le moyen (Mittelspitz), le grand (Grossspitz) et le loup (Wolfspitz). Toutes partagent la même construction de race, la même tête de renard, les oreilles triangulaires dressées, le poil double et la queue portée recourbée sur le dos. Le format choisi détermine surtout le gabarit, le poids adulte et le prix à l’adoption, pas la nature profonde de la race.
Pour replacer chaque variété dans le standard et comprendre comment elles se distinguent à l’élevage, le guide du Spitz allemand détaille les cinq formats, le standard FCI n°97 et les points de contrôle avant réservation. Cette lecture aide à formuler les bonnes questions à un éleveur, sans se limiter à la taille du chien.
Quelles variétés de Spitz allemand sont reconnues au standard FCI 97 ?
Le standard FCI n°97 distingue les variétés par le poids et la taille au garrot, pas par la couleur, qui reste libre dans la plupart des formats. Le Zwergspitz, ou Spitz nain, est le plus petit : quelques kilos à l’âge adulte, souvent appelé Poméranien dans les pays anglophones. Le Kleinspitz, ou petit Spitz, occupe le format intermédiaire bas. Le Mittelspitz, ou Spitz moyen, correspond à un chien de taille moyenne, bien proportionné. Le Grossspitz, ou grand Spitz, est le plus grand des Spitz allemands à poil blanc, noir ou marron. Le Wolfspitz, ou Spitz loup, se reconnaît à sa robe grise charbonnée, dite gris-loup, et à un gabarit proche du grand Spitz.
Chaque variété conserve la même morphologie : crâne large et légèrement arrondi, museau pointu, stop marqué, oreilles petites et dressées, yeux sombres en amande. Le poil est double, avec un sous-poil dense et un poil de couverture long et droit. La queue, fournie, remonte sur le dos et forme une courbure caractéristique. Ces points communs expliquent qu’un Spitz nain et un Spitz loup soient immédiatement reconnaissables comme membres de la même famille.
En France, un chien inscrit au LOF dans une de ces variétés est identifié comme Spitz allemand, avec la mention de taille correspondante. Le choix entre nain, petit, moyen, grand et loup dépend du logement, du budget et du temps disponible pour l’entretien du poil, pas d’un tempérament radicalement différent.
Que disent le standard et le caractère de la race ?
Le standard décrit un chien compact, bien proportionné, à l’expression éveillée. La tête doit rappeler celle du renard, sans lourdeur. Les oreilles, petites et triangulaires, sont portées haut et dressées. Le poil double est un élément essentiel : il protège du froid et de l’humidité, et il impose un brossage régulier, plus soutenu aux périodes de mue. La queue, attachée haut, se recourbe sur le dos et ne doit pas être enroulée en anneau serré.
Sur le plan du caractère, le Spitz allemand est décrit comme un chien vigilant, attaché à son milieu et à ses personnes. Sa voix porte : il aboie volontiers pour signaler un passage ou un bruit inhabituel. Ce n’est pas un défaut de race, c’est un trait à canaliser par l’éducation. Il a besoin de cohérence : des règles stables, des horaires lisibles et des réponses prévisibles de la part de ses humains. Un Spitz qui comprend ce qu’on attend de lui s’apaise plus vite qu’un chien qui reçoit des consignes contradictoires.
Côté santé, les points à surveiller chez la race concernent les rotules, la dentition, les yeux, la peau et le poids. La luxation de la rotule est recherchée chez les petites variétés. La dentition demande une attention particulière, car les petites mâchoires peuvent retenir des dents de lait. Les yeux et la peau se contrôlent lors des visites vétérinaires. Le poids doit rester stable : un Spitz en surpoids fatigue ses articulations. La reproduction, enfin, reste encadrée par les règles du LOF et les tests recommandés par les clubs de race.
Comment préparer l’adoption d’un Spitz allemand ?
La préparation commence par le choix de l’élevage. Un élevage sérieux publie l’état de santé de ses reproducteurs et accepte de montrer les adultes, pas seulement les chiots. Demander à voir la mère, et si possible le père, renseigne sur le gabarit, le poil et le tempérament. Un élevage qui refuse ce contact ou qui ne fournit aucun document de santé doit alerter.
Avant réservation, plusieurs vérifications sont utiles : l’inscription au LOF est-elle prévue, les vaccinations et l’identification sont-elles à jour, le sevrage est-il respecté, le chiot a-t-il été socialisé dans la maison. Le prix 2026 varie selon la variété : les petits formats, plus demandés, se situent souvent plus haut que les formats moyens ou grands. Le prix ne dit rien de la qualité du chien, mais il doit correspondre à un travail d’élevage réel et à des dépenses de santé engagées pour les reproducteurs.
Préparer l’arrivée, c’est aussi anticiper le matériel : un panier adapté à la taille adulte, une brosse adaptée au poil double, des gamelles stables, un espace calme pour les premiers jours. Le Spitz allemand supporte mal les changements brutaux : les premières semaines gagnent à être posées, avec des sorties courtes et des présentations progressives aux bruits de la maison.
Le format change-t-il vraiment quelque chose au quotidien ?
Oui, mais moins qu’on ne le croit. Le nain demande moins d’espace et se contente de promenades plus courtes, mais il aboie plus volontiers et supporte moins bien la solitude prolongée. Le moyen et le grand ont besoin de dépenses physiques plus régulières et d’un jardin ou de sorties quotidiennes suffisantes. Le loup, plus proche du gabarit du grand, garde une robe gris-loup qui demande un brossage suivi.
Le point commun reste l’entretien du poil double : un brossage deux à trois fois par semaine en dehors des mues, et quotidien pendant les périodes de changement de robe. Un Spitz allemand négligé sur ce point développe des nœuds, surtout derrière les oreilles, sous le ventre et à l’attache de la queue.
Le choix du format doit donc se faire en fonction du logement, du temps disponible et du budget, pas seulement de l’apparence du chiot. Un adulte de la variété visée, vu en exposition ou chez l’éleveur, donne une idée plus juste du chien qu’on aura dans quelques années.
Quels repères retenir avant de contacter un éleveur ?
Avant de contacter un éleveur, il est utile de fixer trois repères : la variété souhaitée et sa taille adulte, le budget d’achat et d’entretien, et le temps hebdomadaire consacré au poil et aux sorties. Ces trois éléments orientent la conversation et évitent les malentendus.
Il est également utile de connaître le standard FCI n°97, au moins dans ses grandes lignes : tête de renard, oreilles dressées, poil double, queue recourbée. Un éleveur qui explique ces points et montre des adultes conformes inspire davantage confiance qu’un éleveur qui se contente de vanter la robe d’un chiot.
Enfin, la santé doit être abordée sans détour : rotules, dentition, yeux, peau, poids. Un élevage qui documente ces points et accepte d’en parler prépare mieux l’adoption qu’un élevage qui élude. Le Spitz allemand est un chien robuste, mais il mérite un suivi vétérinaire régulier et une alimentation adaptée à son format.
Le standard FCI 97 décrit des variétés qui diffèrent surtout par la taille et la couleur, mais la mise au monde reste la même pour toutes. Chez le Spitz moyen, la gestation dure environ neuf semaines et les chiots naissent sourds et aveugles, pesant souvent moins de 200 grammes. Le sevrage s’étale sur plusieurs semaines, avec des visites vétérinaires et une identification avant tout départ. Pour voir concrètement comment ces étapes s’organisent, la page consacrée à une portée de spitz moyen noir détaille le suivi sanitaire des reproducteurs et les conditions à prévoir avant de réserver un chiot.
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